Top 3 – Randonnées incontournables au Yukon

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Texte et photos : La Yukonnaise


Le Yukon, avec sa nature à portée de la main, c’est le rêve du randonneur. Les sentiers libres d’accès pullulent. En été, le soleil de minuit rend la chose d’autant plus magique — les rayons nous énergisent et éclairent le chemin jusqu’à tard le soir, nous permettant d’oublier la fatigue.

Des expéditions de plusieurs jours sont possibles, mais les nouveaux venus au territoire voudront assurément commencer par quelques randos d’une journée, question de s’acclimater et de prendre confiance au pays des ours. Avide randonneuse établie au Yukon depuis cinq ans, je vous partage ici mes incontournables.


King’s Throne

Au cœur du parc national de Kluane, c’est la toute première rando que j’ai faite à mon arrivée au Yukon, à l’époque où le monde du plein air était pour moi un mystère absolu. Même si j’aimais beaucoup la randonnée, j’étais intimidée et je ne savais pas trop par où commencer. C’est mon ami Benny qui m’a initiée. Et il faut dire qu’il n’y est pas allé de main morte pour m’impressionner bien comme il faut en partant. King’s Throne, c’est une randonnée d’environ 15 km aller-retour, qui se fait bien en une journée même si elle est classée comme « difficile ». Avec un dénivelé de 1250 m, l’avantage est que la vue se dévoile rapidement.


Grizzly Ridge

Si Kluane est un incontournable du Yukon, le parc territorial Tombstone, c’est la cerise sur le sundae. Moins accessible depuis Whitehorse (mais plus près de Dawson), Tombstone vaut néanmoins le détour, si le temps vous le permet. Il est possible de randonner pendant plusieurs jours et de faire du camping sauvage (il faut toutefois réserver son permis bien à l’avance). Le Grizzly Ridge, quant à lui, est une rando facile qui offre une vue incroyable sur le mont Monolith, en à peine une heure de marche. Vous pouvez ensuite continuer sur le sentier qui mène au lac Grizzly pour aussi longtemps que vous le souhaitez.


Fish Lake

Depuis Whitehorse, c’est la randonnée la plus accessible de toutes, et une préférée des locaux. On peut s’y rendre en un peu plus d’une demi-heure de route à partir du centre-ville. Le sentier de 7 km est facile et assez populaire, donc on peut s’attendre même en hiver à ce qu’il soit dégagé. Avec un dénivelé de 323 m, c’est une randonnée qui peut aussi se faire avec des enfants. Une fois au sommet, si l’on en veut plus, on peut continuer d’explorer les environs, en prenant le sentier vers le nord ou vers le sud, ou en faisant du « bushwacking ».


Quelques conseils
  • L’équipement : soyez prêt à toute éventualité côté météo. Dans l’alpin, les températures peuvent chuter de plusieurs degrés et l’absence d’arbres peut rendre la chose assez venteuse !
  • Les sentiers ne sont pas balisés et la plupart (à l’exception de ceux qui se trouvent dans les limites d’un parc national) ne sont pas entretenus. Il faut donc prendre la peine de s’informer, s’assurer qu’on sache où on va, et ne pas compter ni sur les affiches ni sur les autres randonneurs qui peuvent se faire rares, une fois rendus sur place.
  • Il va de soi qu’il faut apporter de l’eau en quantité suffisante (ou un filtreur) en tout temps.
  • Vous êtes au pays des ours, donc il vaut mieux prendre ses précautions. Faites du bruit, restez en groupe et évitez de cuisiner des aliments à l’odeur très alléchante comme le bacon ou le poisson en canne. Et n’allez pas en randonnée sans gaz poivré (bombonne anti-ours). On peut en acheter ou en louer sur place.
  • Si possible, informez quelqu’un de votre itinéraire et de l’heure à laquelle vous pensez revenir. Ça peut sembler extrême, mais dans un endroit sans aucun réseau cellulaire, c’est une mesure de sécurité de base.

Pour plus de renseignements sur les différentes randonnées qu’il est possible de faire au Yukon, consultez ce site. Pour préparer votre voyage, visitez La Yukonnaise !

Bonne(s) rando(s) au pays du soleil de minuit!

À propos de La Yukonnaise 

 « Québécoise d’origine, le Yukon m’a adoptée il y a 5 hivers. Si les grands espaces m’ont d’abord charmée, c’est l’esprit de solidarité des Yukonnais qui m’a fait sentir chez moi. Un sentiment que je n’ai ressenti nulle part ailleurs, ayant visité plus d’une vingtaine de pays et vécu dans 3. » //     

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